samedi 30 janvier 2021

Toulouse-Dakar à bord d’un Broussard, c’est le rêve d’une vie

 

Dans le sillage de l’Aéropostale . La première étape du raid Latécoère relie la Ville rose à Perpignan. Une soixantaine d’avions, dont quatre vieux modèles, ont pris le départ.

Un Broussard survole les côtes de la Méditérranée près de Gruissan, lors du raid Latécoère-Aéropostale, le 27 septembre 2018. Pierre Lepidi

Il ne reste plus qu’une petite portion de la piste légendaire de Montaudran, au sud-est de Toulouse, d’où décollaient Jean Mermoz et Antoine de Saint-Exupéry, direction l’Afrique. Juste un peu de bitume envahi de mauvaises herbes entre les immeubles. Depuis 2007, le raid Latécoère-Aéropostale, dans lequel Le Monde Afrique a embarqué, décolle de l’aérodrome de Francazal, au sud-ouest de la Ville rose.

Sur le tarmac où s’aligne une soixantaine d’aéronefs, quatre d’entre eux retiennent l’attention. Ce sont des Broussard, des avions de liaison et d’observation qui datent des années 1960. Avec leur moteur en étoile et leurs ailes haubanées entièrement métalliques, ils suscitent l’admiration de tous les participants, parmi lesquels on trouve des patrons de PME, des étudiants, un ancien homme politique, des logisticiens… « Il y a 100 % de passionnés d’aviation, assure Annie Lasséchère, ambulancière à Limoges. Aller jusqu’à Dakar à bord d’un Broussard représente pour moi le rêve d’une vie. J’ai accepté tous les sacrifices pour pouvoir me l’offrir. »

Il fait un soleil printanier. Vers 14 heures, les quatre Broussard s’alignent sur la piste, prêts à prendre leur envol face au vent. « Décollage autorisé, annonce la tour de contrôle. Bon vol, saluez l’Afrique ! » Plein gaz. La carcasse du vieux zinc entre alors en transe. A l’intérieur du cockpit, tout est secoué, puis, soudain, comme une plume, l’avion s’élève vers un ciel azur. Cet arrachement au sol semble le soulager. Sur la gauche de l’appareil, son ombre apparaît, suspendue dans le vide.

« Chaque escale était un défi »

Si faire décoller un objet de près de 2 tonnes ressemble encore aujourd’hui à un exploit, qu’en était-il y a un siècle ? A quoi pouvaient penser Mermoz, Guillaumet et Saint-Exupéry quand ils quittaient ce monde des « rampants », comme ils l’appelaient, pour voler vers le continent africain ? « On ressent les mêmes sensations qu’eux », affirme Marc Belli, pilote de Broussard et ancien commandant de bord d’avions Beluga chez Air France :

« La technologie a évidemment beaucoup amélioré la navigation et les prévisions météo, mais il y a les mêmes vibrations qu’à l’époque, les mêmes parfums d’huile et d’essence. Les principes de vol sont toujours identiques. Les pionniers vivaient une aventure où chaque escale était un défi mais aussi une joie. Nous sommes tous admiratifs de cette époque. »

« Au début de chaque grande aventure, il y a forcément de la peur », explique Laurence de la Ferrière, invitée sur le raid Latécoère en tant qu’alpiniste et aventurière, première femme au monde à avoir traversé l’Antarctique en solitaire, en 2000 :

« Avant de tenter un exploit, la peur est un ingrédient indispensable, à condition qu’elle ne se transforme pas en panique. Les pilotes de l’Aéropostale devaient donc ressentir cette angoisse, mais ils étaient portés par l’envie de se dépasser et par une mission exceptionnelle, celle de rapprocher les hommes en leur apportant du courrier. »

« Des bombes d’amitié »

Le Broussard traverse la Garonne. Dans le ciel occitan, les quatre vieux coucous se regroupent et volent en escadrille. La gravité n’a pas d’emprise sur le temps. Les avions contournent Castelnaudary, caressent d’une aile les remparts de Carcassonne et, après une heure de vol environ, se posent sur l’aérodrome de Lézignan-Corbières, où des dizaines d’enfants les attendent.

Le raid Latécoère, dans lequel il n’y a aucun classement ni aucune compétition, soutient des projets culturels et solidaires, notamment grâce à la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la jeunesse. Dans les villes où il fait escale et en partenariat avec une centaine d’écoles, il propose aux élèves d’écrire des lettres et les distribue à d’autres enfants le long de la ligne.

Angèle, 12 ans, ne sait pas si c’est un garçon ou une fille du Maroc, de Mauritanie ou du Sénégal qui lira sa missive sur laquelle elle a dessiné un avion et joliment écrit : « Je ne te connais pas, mais nous voilà maintenant reliés par cette lettre. Je te souhaite du bonheur et tout plein de fleurs… Pendant les guerres, les pilotes larguent des bombes. Moi, je rêve d’aviateurs larguant des bombes d’amitié. »

L’avion repart vers l’est, chargé de lettres et de d’espoirs. La rédaction du Monde Afrique a aussi demandé à son journaliste d’apporter un courrier important à Matteo Maillard, correspondant du journal au Sénégal.

« La crainte des montagnes »

Un peu avant Gruissan, une immense tâche bleue qui se confond avec le ciel surgit devant l’avion. La Méditerranée est là, droit devant. Un silence religieux se fait dans le cockpit. Le vieux Broussard semble glisser sur l’air en longeant la côte à une altitude d’environ 1 000 pieds (300 mètres), avant de se poser à Perpignan.

Les festivités du centenaire de la ligne aéropostale vont se poursuivre jusqu’au lendemain soir, avec des conférences animées notamment par Raphaël Domjan, pilote de SolarStratos, un avion qui vise à voler dans la stratosphère grâce à l’énergie solaire, et Raphaël Dinelli, ancien navigateur en solitaire reconverti en pilote d’un aéronef électrique fonctionnant grâce au soleil et à un mélange moteur d’huiles végétales et d’hydrogène.

Il y a aussi des spectacles, le passage de la Patrouille de France et une visite au ponton mythique de Saint-Laurent-de-la-Salanque, dans les Pyrénées-Orientales, où la société Latécoère fit construire, dans les années 1920 sur l’étang de Salses, une base pour l’envol et l’amerrissage de ses hydravions.

« C’était en 1926. Je venais d’entrer comme jeune pilote de ligne, écrit Antoine de Saint-Exupéry au début de Terre des hommesEssais d’avions, déplacements entre Toulouse et Perpignan, tristes leçons de météo dans le fond d’un hangar glacial. Nous vivions dans la crainte des montagnes d’Espagne, que nous ne connaissions pas encore, et dans le respect des anciens. »

Le lendemain, le raid doit franchir les Pyrénées pour se poser à Barcelone. Tous les participants ont le regard déjà tourné vers l’horizon. Et au loin, il y a l’Afrique.

 

jeudi 11 juin 2020

MAX a toussé malgré le confinement !!....

 Ce mercredi 10 juin 2020 toute l' équipe des petites mains du Broussard s'est activé,
le matin apès quelques passages de pale....max a démarré.


Toute l'équipe s'est attelée a une VISITE ANNUELLE, le déficit d'heures de vol ne permettant pas de parler de visite des 50 heures,
 mais c'est une obligation avant la reprise des vols; certains incidents et accidents relayés récemment, prouvent qu'une reprise de l'activité aérienne sans précautions supplémentaires dues a cette longue interruption de l' activité est à risque!


la saison va doucement se relancer en l'absence de meeting:
 legendair, entre autre, est reporté en 2021 !malgré une date tardive dans le calendrier....

gardons le cap .

le doc

dimanche 29 mars 2020

ILS REDONNENT VIE AUX AVIONS ET HELICOPTERES


Aprés 2 ans de travaux de restauration ,nous avons remis en service la turbine de notre DJINN SO1221.Prochaine opération le montage et le réglage des pales




vendredi 31 janvier 2020

Le saviez-vous ? Il y avait un aérodrome à Saint-Léger-la-Montagne dans les années 50



Le saviez-vous ? Il y avait un aérodrome à Saint-Léger-la-Montagne dans les années 50

Firmin Voisin a réalisé un travail minutieux pour retracer cette fabuleuse aventure aéronautique du Bois des Échelles.

L’histoire surprend : un aérodrome a vu le jour dans les Monts d’Ambazac dans les années 50.
Membre du Conservatoire aéronautique du Limousin (CAL), Firmin Voisin reste un aiguilleur minutieux dans la recherche sur l’histoire de l’aviation limousine.
Avec le concours des anciens de l’aérodrome de Feytiat et de Jacques Cheymol, conservateur au CAL, il a terminé récemment, après six mois de recherches, un dossier surprenant. Il s’agit de la création en 1953 d’un aérodrome dans les Monts d’Ambazac, au bois des Echelles, sur la commune de Saint-Léger-la-Montagne. Un concept ambitieux plus spécialement dédié aux vols en planeur. C’était l’époque où l’aéro-club de Limoges et ses vélivoles rêvaient de battre les records de distance et d’altitude. Un enthousiasme répandu au pays de Maryse Bastié et relayé par la presse. Un article du Populaire du Centre du 3 octobre 1955, joint à la documentation de Firmin Voisin, relate cette ferveur de « voler plus haut et plus loin ». On y apprend que le maire de Saint-Léger-la-Montagne (alors âgé de 73 ans), pour célébrer l’inauguration le 2 octobre, prendra lui-même le baptême de l’air depuis cette piste située à 625 m, d’altitude permettant d’atteindre très vite les 2.000 m, selon l’aérologie locale.

Contraintes

Une foule nombreuse (habitants des communes voisines et élus du département) assistait à l’arrivée de l’avion remorqueur et du planeur effectuant un magnifique vol de pente. On visait à cette époque les 300 km en vol direct, ce qui conduisait jusqu’à Biarritz par exemple. Mais très vite, diverses contraintes du site feront capoter ces ambitions. Il manquait notamment 100 m de longueur de piste selon les normes imposées, puis une ligne électrique à haute tension nécessitait un balisage coûteux.
Un concept ambitieux plus spécialement dédié aux vols en planeur
Seul souvenir, une photo aérienne des années 60 trouvée par cet enquêteur et qui montre la trace des travaux de bulldozers, une bande de 500 m taillée dans ce massif haut-viennois. 12 hectares de parcelles avaient été achetés, ils seront plus tard revendus à la Safer en 1972. Firmin Voisin garde précieusement ce cliché, mais sans nostalgie.
Ce spécialiste explique que l’évolution technologique rapide des planeurs ne nécessitait plus d’utiliser de telles pentes.
Enfin, la proximité de Limoges-Bellegarde aurait rendu difficile la cohabitation avec le trafic actuel des avions de ligne.
Une brillante carrière

Depuis son premier vol de pilote à l’âge de 15 ans, en 1955, Firmin Voisin a tenu les postes les plus divers. A l’armée il ne pouvait se diriger autrement que vers l’aviation légère de l’armée de terre (l’Alat), puis il deviendra tour à tour pilote instructeur, aiguilleur du ciel à Bellegarde (4 ans à la tour de contrôle) et même enquêteur pour les accidents d’avion.

En tant qu’adjoint au chef de district aéronautique, il s’est occupé des sept aérodromes du Limousin ainsi que des héli-stations comme celle de l’hôpital de Sainte-Feyre. Avec le grade d’ingénieur divisionnaire du contrôle de la navigation aérienne, il a accompli un parcours de haut vol. Sa médaille nationale de l’aéronautique décernée par le ministère des Armées honore cette carrière.

lundi 25 novembre 2019

NOEL APPROCHE.....!

 Une bonne idée pour un magnifique cadeau de Noël !!!!! 

                   N'hésitez pas à nous contacter....





samedi 16 novembre 2019

REUNION du BUREAU /le jeudi 14 novembre.

Dans la salle attenante à l'atelier, malgré un froid de canard, tout le monde ou presque,était là...
corum atteint. 

la réunion présidée par Joel a débutée par l'approbation à l'unanimité du compte rendu de la réunion du trois juillet !....

Notre trésorier a fait part des résultats, en baisse légère, de la boutique des ailes à Legend'air 2019, peux etre du à un manque de stock; Faire des achats plus précoces.

le tour des chantiers a permis de faire le point sur leur état d'avancement et sur les difficultés rencontrées
le DJINN SO 1221:malgré plusieurs tentatives pas de démarrage complet de la turbine; problèmes avec les bougies et l'arrivée du pétrole, envisager une mise en pression du circuit...,
Le MS 733;radiateur d'huile a nettoyer et répare,r bloc freins réparés remontés, écrous de sécurité des axes de voilures à changer.( voyage à Roanne à prévoir)
accelerer le remontage des ailes...
le travail sur le moteur a beaucoup avancé, trouver des joints
Le PIPER ; l'IUT doit faire deux" demi trains"
le N1201 ; début de démontage des ailes gèné par la présence de rivets?


Les avions en état de vol
*Broussard:le Cdn est périmé, indisponible ce jour; visites règlementaires à faire
*Luscombe 14h effectuées grace à Annie lassechère, pas d'autres pilotes lachés.
à remotiver, surtout trouver un Instructeur.
il faudrait 30h environ pour une "rentabilité"
il se pose donc toujours le problème de son avenir !?


Projets de Restauration
*le plus ambitieux et le plus "glamour" le Beech 18 de Beauvais; complet restauré à 80%, prix attractif avec deux moteurs en container.
Mais problèmes de  transport exceptionnel (onéreux) et de place: dans les ateliers puis à Bellegarde...attendre.

*l'autre projet  est le Nord Vigie NC858  :dans les réserves du musée d' Angers, un doute persiste sur la convention:
 en serait on "usufrutié" ou propriétaire??
vote à main levé négatif dans ces conditions.et ......manque de place!

Robert Lafond nous promets une prochaine sortie de CARNET DE VOL avec un compte rendu très attendu de sa visite au  musée de l'air de Cracovie

 le doc